sak/sak
Saturday, July 30, 2005
 


??? no comment
suite a un comment etrange...
 
 
3ain saade

le telephone sonne, c'est joyce.j'entends sa voix qui tremblotte : 'ma mere est tombee, viens me chercher'. je finis ma bouchee, l'avale de travers, et descend en trombe les marches de l'immeuble. une pensee unique unique traverse ma boite cranienne: trouver la voiture rapidement, plse pas le moment de perdre la tete. ouff la voiture est la plantee devant mes yeux. chaleur, embouteillages, voitures qui roulent de travers, pretes a s'emboiter mutuellement. logique il est 2 h de l'aprem. je trace vers clemenceau. mon telephone resonne. toujours joyce au bout du fil, la voix haletante. ne pas penser a ca. focus sur la conduite. j'arrive, joyce saute dans la voiture, me demande si elle peut conduire. j'envoie chier profondement sa requete. et on fonce. on essaye de foncer autant qu'on peut, mais y a toujours des voitures autour de nous. si elles pouvaient se barer. mais non. on s'arrete a un carrefour. joyce ouvre sa fenetre, du bout de ses larmes qui coulent, elle supllie le flic de nous laisser passer. et la on fonce, sauf qu'on esquive un camion, une voiture et une mobilette de tres peu. tout va bien, on fonce. la montee vers ain saade prend des airs de foulee dans les airs, de course poursuite, de slalom. on glisse de la file de gauche a celle de droite dans une totale inconscience, quasi mecanique. on arrive toujours pas. putain c'est long. normal on est dans une peugeot 206, dont le moteur sature a 1.4. donc bonjour la montee. mesures draconiennes exigent : on eteind l'air con. et qu'est ce qu'on peut avoir l'air con dans ces cas la... on y est presque. c'est deja le debut de la fin du periple qui se dessine. on y arrive. on scande chacune a notre tour un "yalla" dans les airs. comme si ce mot etait magique et pouvait nous aider a avancer. l'air con revient tout seul. et la finalement, on arrive au bout de la montee. on tourne a gauche. un connard nous bloque la route. on lui gueule dessus. il nous laisse la place. on trace. ok... on y est. c'est peut etre la le pire moment. l'imagination bat son plein. les scenarios s'adossent l'un a l'autre en une seconde. la boite a caca s'active. et des qu'on presse un peu, elle sait bien lacher son foutre cette salope. tout dans le noir. tout dans le deguelasse. les questions fusent d'un coup : elle est en vie? elle parle? elle est toujours par terre? elle est en vie?
joyce saute de la voiture, court aux cotes de sa mere. deja ca va mieux, elle la voit! mais pourquoi elle ne parle pas? elle regarde les mecs de la croix rouge. eux bredouillent avec froideur que ca va aller. rodes a tout cette mecanique, aux cris, aux pleurs, bref a tout ce qui touche a la mort de pres et de loins. la mere de joyce etendue sur la cibiere, nous regarde aux travers de ses yeux globuleux. elle nous entend mais ne peut repondre. elle nous regarde sans nous voir. son regard a l'air d'avoir perdu de sa consistance, et semble vitreux, plastifie. elle a l'air absente, a la frontiere. perdue entre deux mondes parralleles. elle transit deja, et nous comme des cons on la regarde partir et revenir. ils la foutent dans l'ambulance et tracent vers l'hopital. trop d'eau dans son corps, embolie cerebrale, hypotension... bref que des mots qui fusent dans tous les sens. arrives aux urgences, elle penetre dans l'arene. les des sont jetes, les medecins s'activent comme des petites mouches. et la le pire du vice s'installe: l'attente a la porte des urgences... on entend toujours des bouts de phrase "elle a de l'eau plein la tete". et yalla! meme en etant le plus trou au niveau de l'imagination, on se met a voir une image assez crade dans la tete. on en prend un sale coup au niveau de l'espoir.
et puis deus ex machina oblige, ils lui ont fait un trou dans le ventre, l'eau a commence a sortir de son corps. la mere de joyce est revenue a elle, a nous. et dire qu'on doit boire aux moins 2.5 ltres d'eau par jour?

foule #3
 
Monday, July 25, 2005
 
en fin d'apres-midi chez les chhab

quand les tasses de the de mme chhab rencontrent les bas resille de jeanine, l'ambiance de la maison se glace.
jeanine ne pouvait s'empecher le luxe de debarquer en pleine apres midi chez les chhab. mme chab incredule, naive, ronde jusqu'au bout ne pouvait douter de pierre. il la traitait bien, dans la rondeur des choses, c'est a dire avec tendresse. pourtant trois fois par semaine, sur son bureau, au detour d'une rue peu eclairee, pierre aimait a prendre jeanine, juste pour le fun de la juissance aigue. jeanine aimait bien ca. ca la flattait au niveau des resilles, et la titillait au bas du dos.
tout le monde trouvait son compte dans cet equilibre chaotique.
 
Saturday, July 16, 2005
 
tetanette.com


«Attendre que tu passes par là sans même répondre de rien ni même donner signe de vie devient exaspérant». C’est comme ça qu’elle m’avait acceuilli et parlé, sur ce ton bien à elle sec, aride et constipé. Elle sortait ces mots avec difficulté, pour bien marquer le sens de chacun d’entre eux, puisqu’elle ne faisait que répéter les mêmes. Ce qui me menait à penser qu’elle n’avait pour vocabulaire que celui du reproche.
A chaque fois que je sortais de chez elle, je ressentais la même chose. La pesanteur. Tout se nouait en moi. Mes yeux, en la regardant voulaient sortir de leurs orbites comme pour lui montrer que même en les clignant son image restait malheureusement présente en moi.
Cette femme n’était même pas ma mère, ou quelque personne de ma famille. Non même pas. Je la connaissais comme on traine des connaissances, ces personnes avec qui on se ballade pour un court ou un plus long moment. Et pourtant elle avait une place bien à elle, vu son caractère dans mon carnet d’adresse. Je ne la voyais pas si souvent. Mais quand cela se faisait, elle laissait une trace, sa trace à elle, perceptible qu’à moi seul.
Chez elle, tout était parfait, bien ciré, asticoté, rangé. Son souffle, pourtant qui paraissait bien régulier, semblait déranger le rythme de vie des meubles, si propre, si tenu. Ils m’impressionnaient par leur austérite. Je les regardais du coin de l’œil, par timidité, par à coups, comme ça pour ne pas me faire remarquer. Quand j’y repense maintenant j’avais très peur d’eux. Elle au contraire me faisait pitié, j’en avais tout simplement marre pour elle. Personne de sa famille ne pouvait la sentir à cette vieille peau, vu la tonne de mauvais caractère qu’elle avait accumulée avec l’âge. Faut dire que dès son plus jeune âge, elle était foutrement chiante. Elle me disait qu’elle voulait pas être comme ça, mais que c’était plus fort qu’elle. Elle a toujours eu cette envie profonde d’engueuler qui que ce soit, de dégueuler sa mauvaise humeur, et dès qu’elle le pouvait elle lachait son foutre.
Elle habitait seule dans une maison trop petite pour ses meubles. Non pas qu’elle aie déménagé, mais c’est la perception que j’en ai eu la première foi que je l’ai vue. Paradoxalement ces meubles avec leur assise de velours rouge diffusaient quelque chose de chaud, alors que leur armature en bois me bloquaient. Ils lui ressemblaient à la vieille, comme ça vue de loin elle a l’air gentille et douillette comme toutes les mamies, il suffit qu’elle ouvre la gueule, pour déjà sentir sa vieille haleine pourrie de déjà morte mais qui tient encore, pour comprendre que c’est une vraie chienne. Faut dire qu’elle a vécu, comme tous les vieux des trucs pas si drôles. Mais elle aurait préféré crever, se trisser a vingt ans, bien vite, proprement, sans avoir à faire des efforts pour bien vivre, de toute façon elle savait pas ce que ça voulait dire bien vivre. Elle s’en foutait, tout ce qu’elle voulait c’était enguirlander le plus de personnes avant de mourir. Elle voulait à tout prix engueuler le bon dieu en crevant, c’était ça son desir ultime, unique.
Dès notre premiere rencontre dans un café, après m’avoir demandé une cigarette, j’ai senti qu’elle voulait quelque chose de plus qu’une cloppe, ou un joli sourire. Petit à petit on s’est habitué à se revoir au même endroit, parfois on s’echangeait des sourires, des bonjours. Et puis un jour on a bu véritablement un café ensemble. Moi et une petite vieille. Je trouvais ça ludique, un truc à la Harold et Maud, mais sans plus. Et puis j’ai compris où elle voulait en venir. Ca n’a pas pris longtemps. Faut dire qu’elle était pas si finasse que ça, bien qu’elle était persuadée du contraire.Elle jouait franc jeu, elle était pas du genre à se laisser emmitoufler dans des raisonnements labyrinthiques. Elle s’en foutait des lois du raisonnement, et de la gravitation fumeuse qui s’en dégage. Elle disait que ça ressemblait à la vie d’une mouche, inutile, il valait mieux l’ecraser. Alors elle m’a demandé si « je pouvais la faire disparaître ». Ca m’a fait marrer. Je me suis senti devant une petite gamine de huit ans qui avait envie de jouer au magicien d’Oz avec moi.
La solution à son problème n’était pas si compliquée, elle répondait au schéma type d’une vieille balancée, ou alors jetée un peu de côté, et qui aurait plus qu’à se laisser aller à sa volonté première, périr. Au fond qui ça pouvait bien intéresser. Personne.
Je me suis maintenu à distance, en observation. Je la suivais du regard sans intervenir. Je n’avais aucune envie de faire quoi que ce soit pour changer quelque chose à sa vie.
L’attente de sa mort ne me faisait rien. Je savais que ça allait bientôt venir, et que je pouvais alléger la terre entière de l’exhubérance de ses injures à rallonge. Elle disait que ça la vidait, et elle en rajoutait en gueulant encore plus fort, pour bien prévenir le peuple d’en haut qu’elle allait débarquer non pas soulagée et abassourdie mais plutot enjouée de posséder un gueuloir fourchu à la place de la bouche.
C’est comme ça qu’elle s’est tirée, en poussant son vice, disant son mal jusqu’au bout. Je me situais aux antipodes. Au lieu de passer à l’action je ne bougeais pas d’un millimètre, je ne faisais que la mater, l’ausculter. C’etait ça mon vice à moi, ma façon de me sucrer, la scruter d’un œil torve sans rien dire. Elle rageait, grognait, geignait, bouillonnait, et moi mi tiède mi mou je me marrais froidement.
J’arrivais pas à comprendre l’envergure de sa haine. La mienne se manifestant d’une tout autre manière, je ne pouvais la suivre dans tous ses délires. Pourtant elle tenait à m’expliquer certains trucs, à me prévenir. La fibre parentale avait fini par la chatouiller. Elle patogeait un peu par moments, mais son côté j’ai vécu et je t’en fais part même si tu veux pas vraiment m’écouter, me touchait. Ce faisant elle occultait le pathos de ses histoires, me donnant ses bouts de vie à vif, sans les torcher de confiture à la morale bonne-maman.
Elle se disait étonnée de ma distance, elle appelait ça de l’insouciance soulignant que c’était propre à mon age. Toujours aussi passif je ne rétorquais rien, ne voulant rien changer à la façade de mon caractère. En fait je disais des choses, en faisais certaines, refoulais d’autres, mais à l’intérieur de moi-même, entre moi et moi-même le débat s’étalait. Je triche un peu, en fait à chaque personne qui se pointait devant mes yeux je lui fournissais le caractère qu’elle avait envie de voir. Je ne me forcais pas a faire ça. Il s’était instalé tout seul le caméléon, et avait élu domicile fixe pour un bout de temps. La vieille voulait un passif sur qui elle pouvait déverser sa bile, elle l’avait eu. C’est comme si elle en avait rêvé toute sa vie, et faut bien dire qu’elle en jouissait sec. J’avais pas envie de m’emmerder à la bousiller, à la charcuter, l’envie de jouer au nettoyeur m’était passée en même temps que j’avais arrété de monter et démonter les légots. Ca m’amusait pas du tout d’ailleurs, je crois que ça me fatiguait plus qu’autre chose. C’est pour ça que je n’ai rien fait, j’étais pas la pour ça, ou alors je me serais trompé de rôle ou serait tout simplement rentré dans un autre. Au fond je ne sais jamais qui de nous deux décide de l’option à prendre, du rôle à jouer. Je crois que ça doit probablement venir des deux. Non ?

#foule 2
 
Thursday, July 14, 2005
 
#foule1

et pourquoi pas une foule stoique et passive qui regarde les nuages s'envoler.

lelia disait ca comme ca, quasiment par inattention. elle ne pouvait s'imaginer qu'un de ces jours ce qu'elle disait a l'instant pouvait exister pour de vrai.
michel egal a lui meme, dans les vapes, apres s'etre enfile quatre petards a la chaine, acquiesque de la tete et regarde les nuages filer.
 
Wednesday, July 13, 2005
 
chaleur d'ete etouffante, boire et boire et boire
 
 
bonux/tide/yes #1
 
 
sakou-sak

petit delire interactif
 
sak/sak c'est comme un petit sac vide qu'on remplit et vide et remplit et vide...

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Location: beirut.lebanon
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